0315 - 15mars
L'enquête commence à l'aube
Vous avez depuis peu rejoint les Mousquetaires de l'Ombre et vous avez été affectés à la compagnie du lieutenant Nicolas de Catinat qui compte une trentaine de Mousquetaires. Son sous-lieutenant est Louis de Pontigny, Vicomte de Nérac, et la compagnie compte de plus 5 sergents.
Vous êtes en ce 15 mars 1657 dans la Caserne parisienne de l'Hôtel Sainte Prudence, rue Vieille du Temple dans le quartier Saint Germain à Paris lorsque vous êtes convoqués dans la matinée par Nicolas de Catinat.
Dans la petite salle austère de la caserne où vous vous rendez se trouvent une table, quelques chaises, une carte de Paris au mur.
C'est votre première mission ensemble et vous ne vous connaissez pas encore. Vos profitez donc de l'occasion pour vous présenter rapidement avant que Nicolas de Catinat arrive.
Nicolas de Catinat arrive et déclare :
Messieurs, Madame,
Le Curé de Chevreuse a porté devant les Frères Dominicains ce matin une affaire de sorcellerie qui requiert notre plus prompte attention.
La nuit dernière, aux Vaux de Cernay, un garde de l'Abbaye a vu son cheval foudroyé sous lui d'une manière qui défie l'entendement. La bête fut proprement calcinée par un éclair d'une violence inouïe. Quelques témoins jurent leurs grands dieux que ce feu du ciel jaillit d'une berline dans laquelle on enlevait une nonne du monastère. Le peuple, lui, crie à la sorcellerie et veut déjà dresser le bûcher pour la jeune fille ravie, qu'on dit maudite.
Or, Messieurs, la foudre divine ne grille point ainsi une monture sans toucher son cavalier. Le Major s'est transporté sur les lieux cette nuit même. Il en est revenu avec la certitude qu'on a fait usage de l'une des armes dérobées lors du naufrage du Galérien - ce que ces maudits hérétiques nomment un "désintégrateur".
Son Éminence le Cardinal exige que nous récupérions cette arme infernale - et ceux qui s'en sont emparés - dans les plus brefs délais. Le Royaume ne saurait tolérer qu'une telle puissance demeure entre des mains incontrôlées.
Point n'ai besoin de vous rappeler, à vous qui avez vu ce que ces armes peuvent accomplir, le péril mortel qu'elles représentent.
Soyez sur vos gardes, Messieurs. Prudence et célérité : vous utiliserez le portail mis en place par le major pour vous rendre en quittant cette salle au Chateau de Maurepas où se trouve notre base principale et qui est à une demi-heure de cheval de l'Abbaye.
Ah, notez encore ceci : le Major a observé que la monture fut visée, non l'homme. Le fugitif a donc cherché à préserver la vie du poursuivant tout en se frayant passage. S'il n'hésite point à user de son arme quand il se trouve acculé, il semble néanmoins répugner au meurtre. Ce détail pourrait vous être précieux.
Allez, Messieurs. Que Dieu et le Roi vous gardent."
Un sergent vous attends à la sortie de la salle pour vous emmener dans les sous-sols où dans un caveau bien gardé figure un espèce de petit piedestal rond d'1m de diamètre environ, autour duquel luit un liseré de lumière bleue.
Le sergent vous demande d'y monter et vous vous retrouvez téléportés dans les caves du Chateau de Maurepas où il vous suit et vous emmène vers les écuries pour vous équiper et vous fournir des chevaux.
A l'abbaye des Vaulx de Cernay
- Discussion avec Adalbert, le conventuel gardien de l'Abbaye :
- l'homme dont le cheval a été frappé par la foudre est soigné à l'Abbaye (Guillaume)
- un autre homme a été tué qui a cherché à empêcher l'enlèvement, il s'agit de Knaus, un des membres de la garde rapprochée du Prieur qui est le premier à s'être élancé pour empêcher l'enlèvement.
Son cadavre est aussi gardé à l'Abbaye en attendant son enterrement prévu le lendemain.
- Visite à Guillaume
- Il a entrevu Knaus allongé sur la berge près de là où a été abandonnée la barque, avant d'approcher la berline car son cheval allait + vite qu'elle.
- Il a dit - avec réticence par peur d'être pris pour un fou - avoir vu l'éclair partir du toit de la berline, et en déduit que ce n'est pas un éclair d'orage mais plutôt de la sorcellerie...
- Viste au cadavre de Knaus
- blessure dans le dos large pour un couteau de lancer classique, plutôt celle faite par un "bowie" au moins et cela a arraché les tissus en enlevant le couteau
- Demande à voir le Prieur, mais
- il n'est pas dispo de suite
- Renard le surprend en train de discuter avec un homme de main manifestement non religieux,
qui part ensuite discrètement par la poterne Nord où un complice l'attendait, vers le Nord à travers le Bois des Maréchaux au lieu de prendre la route - départ de l'abbaye avant que le Prieur ne se soit libéré
- Visite de la cellule de Juliette en partant, fouille en règle de la cellule qui ne révèle que 2 choses notables
- beaucoup de livres sur des sujets très divers, montrant que Juliette n'était pas intéressée que par la religion...
- 2 régimes de bananes cachés dans les vêtements de Juliette
- Discussion avec Isaure, une autre nonne amie de Juliette
- Isaure confie sous le sceau de la confidence que Juliette avait un animal familier (ce qui est interdit au monastère), un petit sagouin qu'elle a appelé "Babou", et dont François leur a dit que c'était un "petit sagouin du Brésil, un Cagui minor" (en langage moderne un ouistiti pygmée). Les 2 nonnes ont pu consulter en cachette à la bibliothèque du couvent l'ouvrage célèbre "Grands Voyages" de Theodor de Bry où figurent bien des gravures représentant des petits sagouin ressemblant à Babou.
Juliette le tenait dans la paume de sa main et le cachait souvent dans sa poche. Elle l'avait récupéré d'un cirque de passage à Chevreuse où l'animal faisait des tours - et c'est pour lui qu'elle récupérait des bananes tous les 2 mois environ. - Juliette sortait régulièrement du monastère pour se promener dans le Bois des Maréchaux
- Elle y a rencontré "François" et le voyait régulièrement depuis plusieurs mois
- Ces dernières semaines, Juliette était inquiète de ce qu'on l'interne définitivement dans un ordre monastique et d'y "passer sa vie enfermée", elle n'a pas été enlevée mais a arrangé sa fuite avec François
- Isaure confie sous le sceau de la confidence que Juliette avait un animal familier (ce qui est interdit au monastère), un petit sagouin qu'elle a appelé "Babou", et dont François leur a dit que c'était un "petit sagouin du Brésil, un Cagui minor" (en langage moderne un ouistiti pygmée). Les 2 nonnes ont pu consulter en cachette à la bibliothèque du couvent l'ouvrage célèbre "Grands Voyages" de Theodor de Bry où figurent bien des gravures représentant des petits sagouin ressemblant à Babou.
Au village Vaulx de Cernay
- discussion avec le curé de Cernay - Jean - qui indique où est logé François à Chevreuse - et que François lui a confessé qu'il voyait Juliette chez le bûcheron Martin dans le Bois des Maréchaux, donc que l'enlèvement "n'est pas une surprise" mais doit être châtié car "ça ne se fait pas d'enlever une nonne".
- discussion avec Martin, bûcheron, qui habite dans le Bois des Maréchaux non loin des Vaux de Cernay :
- a plusieurs fois rencontré Juliette dans la forêt de Cernay ces dernières années, qui semblait souffrir de son "incarcération" au couvent
- s’est ému du sort de la jeune fille mais ne peut pas grand chose pour elle… si ce n’est prêter sa demeure pour que Juliette y rencontre François depuis qu'ils se sont rencontré non loin de chez lui…
- trouve l'animal familier de Juliette est bizarre (les singes sont inconnus de lui, et il trouve le singe très/trop malin). L'animal a porté des messages seul pour François qu'il a donné à Martin, qui a tenté de le capturer par le passé et n’a pas réussi.
A Chevreuse
- discussion avec la logeuse de François, Adeline. Elle vous apprends que
- François est très lié à la Duchesse de Chevreuse qui est sa marraine (et est la noble du coin avec son château à Dampierre, à moins d'une heure de cheval)
- c'est un héro de guerre - décoré par le grand Turenne lui-même ! - blessé récemment à la bataille de la Porte Saint Antoine et qui est en convalescence ici avant de rejoindre son régiment de Gardes Françaises
- c'est un garçon charmant, qui ne ferai pas de mal à une mouche si on ne le provoque pas
- en baissant la voix et en demandant de ne pas répéter: François a parlé d'une jeune fille détenue contre son gré à l'abbaye et dont ils semblait amoureux
- cette jeune fille est un mauvais parti car elle 'fait le mur' pour le rencontrer dans le Bois des Maréchaux ce qui n'est pas un comportement de fille sérieuse...
News à la mi-journée
- François a été arrêté chez un ami Maître d'arme à Paris, un dénommé Cocardasse qui tient une salle d'arme nommée "A l'Epée Fidèle". Pas de trace de Juliette.